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"Les Rencontres Alter Idées" est un événement annuel lyonnais regroupant des étudiants de l'ENS Lyon, Sciences Po Lyon, EMLyon Business School et Centrale Lyon, ayant lieu cette année pour sa troisième édition sur le campus Lyon Ouest, réunissant Centrale Lyon et l'EML. Son objectif est de favoriser le dialogue entre les étudiants issus de ces différentes écoles et de valoriser la réflexion sur des thématiques sociales, culturelles, philosophiques ou scientifiques. L'objectif n'est pas tant de s'attacher aux problématiques posées qu'aux manières de les aborder.
Les questions de l'universalité des droits de l'Homme ou encore de la place des religions dans nos sociétés, sont autant de sujets intéressants aussi bien dans leur fond que dans la démarche de réflexion qu'ils suscitent, mettant en valeur des concepts et notions assimilés parfois inconsciemment sous l'influence de l'environnement socioculturel. Le but est donc de s'intéresser à ce que nous jugeons évident sans même être capables d'en expliquer le pourquoi. Les conférences ne prétendront pas apporter une réponse unique et absolue à ce «Pourquoi ?». Nous sommes conscients que la subjectivité d'une telle démarche intellectuelle rend impossible l'unicité d'une réponse à des problématiques aussi complexes.
Toute tentative de consensus ou de compromis dans un souci de synthèse produirait même l'effet inverse de celui escompté, à savoir remettre en question la pensée unique et valoriser l'esprit critique. Une fois cette démarche de «déconstruction des pré-notions» initiée nous tenterons d'amorcer une réflexion innovante sur les thématiques abordées. A l'heure où le monde subit de profonds changements et où l'adaptation au monde du travail représente une difficulté pour bon nombre d'étudiants, il apparaît plus que jamais nécessaire d'encourager le questionnement et les démarches critiques auprès des acteurs de demain.
La liste des prochaines conférences est en construction.
Plus d'informations courant Mars !
Date et lieu :
Jeudi 5 Avril 2012 - Campus Lyon Ouest
Revoir les conférences de l'édition 2011 "À Contretemps"
L’homme de demain a-t-il un sexe ?
Par Thierry Hoquet
Qu’est ce qu’être homme ou femme aujourd’hui, quand la chirurgie rend possible de décider soi-même de son sexe? Notre identité sexuelle nous semble biologiquement déterminée mais voici que nous pouvons artificiellement changer ce que la nature a créé. La différence sexuelle ne va pas de soi: elle est un produit historique qui n’a pas été pensé toujours de la même façon.
Thierry Hoquet
Philosophe de formation, Thierry Hoquet est maître de conférences à l’université de Paris Ouest. Il travaille sur les sciences de la vie et sur leurs prolongements culturels : les modèles de l’évolution, le concept de sexe en biologie, les rapports entre machines et organismes… Il a publié Darwin contre Darwin (Le Seuil, 2009) et La Virilité (Larousse, 2009).
Dans un contexte humanitaire, jusqu’où peut aller la responsabilité de
protéger ?
Par Jean Baptiste Richardier & Fabrice Weissman
Maestro autoproclamé du monde pendant plus d’un siècle, l’Occident ne dirige plus aujourd’hui le chœur des nations: des voix s’élèvent, revendiquant l’égalité de leur parole après avoir été sous la tutelle coloniale et marquant l’avènement de l’ère post-coloniale. Quelle place dès lors peuvent avoir les revendications d’ingérence? Quelle institution peut prétendre être encore l’arbitre ou le gendarme du monde?
Jean Baptiste Richardier
Après de nombreuses missions en tant que médecin volontaire, Jean-Baptiste Richardier co-fonde en 1982 Handicap International, association de solidarité internationale qui oeuvre aux cotés des personnes handicapées dans plus de soixante pays. L’association est co-prix Nobel de la Paix pour son combat contre les mines antipersonnel. Jean-Baptiste Richardier est aujourd’hui Directeur Général de la Fédération Handicap International
Fabrice Weissman
Diplômé de l’IEP de Paris, Fabrice Weissman a commencé à travailler pour MSF (Médecins Sans Frontière) en 1995 ;il est alors allé entre autres au Libéria, au Soudan, au Kosovo et au Darfour où il a été chef de mission en 2005-2006. Il a publié de nombreux articles et un essai intitulé « A l’ombre des guerres justes ». Il est maintenant coordinateur de la réflexion du CRASH (Centre de Réflexion sur les Actions et Savoirs Humanitaires qui a été créé en 1999 par MSF dans le but d’étudier les pratiques de l’association pour en améliorer l’action).
La technologie nous fait-elle perdre le sens des réalités ?
Par Olivier Nannipieri
Vieux problème philosophique du réel, récentes technologies de l’environnement virtuel, les deux allient aujourd’hui leurs voix pour nous poser des questions. Qu’est-ce que la réalité, si elle peut être «virtuelle» ou «augmentée»? Où est l’illusion et où est le réel? Y a-t-il autre chose que nos représentations? La technologie moderne interroge notre rapport à la réalité et nous invite à repenser l’opposition commune entre réel et virtuel. La question centrale, en somme, est: avons-nous bien le sens des réalités?
Olivier Nannipieri
Professeur de philosophie, Olivier Nannipieri conduit ses travaux de recherche au sein du Centre de Réalité Virtuelle de la Méditerranée (CRVM) de l’Institut des Sciences du Mouvement, Unité Mixte de Recherche du CNRS de l’Université de la Méditerranée. Privilégiant une approche anthropocentrée, ses travaux portent sur la réalité virtuelle et la réalité augmentée et, plus précisément, sur l’expérience immersive et sur la sensation de présence dans les environnements virtuels.
Il présente aujourd'hui les travaux issus de sa collaboration avec Philippe Fuchs, Professeur à l’Ecole des Mines de Paris et Directeur de l’ouvrage « Traité de la réalité virtuelle », qui fait référence en la matière.
La preuve par l’image : objectivité ou interprétation ?
Par Aurélie Ledoux & Jean Michel Rampon
" Je ne crois que ce que je vois ", voilà ce qui définit la force des médias: nous convaincre par l'évidence indiscutable d'une image. Obtenue mécaniquement, l'image photographique (et donc filmique) vaudrait-elle ainsi, par sa parenté avec le réel, comme la meilleure des preuves ? Pourtant, la reprise de cet argument par les films défendant l'hypothèse complotiste à propos du 11-Septembre en révèle l'ambiguïté: le recours à l'image-preuve repose sur la croyance en un visible univoque. Mais peut-on faire parler une image? Est-elle réellement une preuve ou exprime-t-elle l'idéologie médiatique et l'utopie contemporaine d'une image qui serait plus qu'une image?
Aurélie Ledoux
Agrégée de philosophie, Aurélie Ledoux a soutenu une thèse sur les enjeux idéologiques du cinéma américain (« Le cinéma américain peut-il être sceptique ? »). Elle enseigne à l'Université Paris-Diderot Paris 7 en théorie du cinéma et à l'Université Conventionnelle. Elle a notamment écrit un article paru dans la revue Esprit de mars-avril 2009 intitulé « Vidéos en ligne: la preuve par l'image? L'exemple des théories conspirationnistes sur le 11-Septembre ? ».
Jean Michel Rampon
Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’IEP de Lyon, Jean-Michel Rampon analyse les discours des médias au sens large et les représentations de l'urbanité.
Peut-on encore être heureux dans la société numérique ?
Par Yann Padova
Avec le développement cacophonique de l’Internet, des communications et des échanges d’informations numériques, de nombreuses questions se posent quant aux respects de certaines valeurs qui fondent l’homme et ses sociétés: pouvons-nous encore aller et venir anonymement où on le souhaite ? Notre identité est t-elle fichée à notre insu dans des bases de données inconnues ? En somme, notre vie privée est t-elle menacé par l’ère technologique dans laquelle nous vivons ?
Yann Padova
Diplômé de l’IEP de Paris, Yann Padova est reçu en 1995 au concours d’Administrateur de l'Assemblée nationale où il travaillera au service de la communication. Il est nommé en 1999 à la Commission des lois où il sera responsable du droit de l’informatique, du droit pénal et de la procédure pénale. Depuis 2006, il exerce la fonction de Secrétaire Général de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés). Yann Padova est aussi maitre de conférence en économie à l’IEP de Paris et fait des interventions régulières à l’Ecole Nationale de la Magistrature et à l’Ecole Nationale d’Administration.
Crise économique ou crise politique ?
Par Liêm Hoang Ngoc
Alors que beaucoup de responsables qualifient à demi-mots la crise économique de naturelle, nombreux sont ceux
issus du monde politique, universitaire ou encore de la presse qui pointent du doigt les choix politiques qui
en sont responsables.
L'idée que la solution pour une reprise rapide passe par un renoncement à certains acquis sociaux semble presque
faire consensus. Pourtant, est-ce vraiment la solution ? De quelle marge de manœuvre dispose le politique pour prévenir
ou panser les effets réels d'une telle crise ?
Liêm Hoang Ngoc
Docteur en sciences économiques, Liêm Hoang Ngoc est maître de conférences à l’Université Paris I. En plus d’être un économiste reconnu pour ses recherches sur la fiscalité et son impact sur la croissance économique, Liêm Hoang Ngoc est député européen (PS) et secrétaire national adjoint à l’économie du parti socialiste. Il fait aussi partie du Conseil Scientifique d’ATTAC et a entre autres écrit un essai intitulé Vive l’impôt en 2005.
L’autonomie à la lumière de l’éthique du Care : critique et recomposition
Par Marie Garrau & Fabienne Brugère
Prenant le contre-pieds à la fois du discours néolibéral et du discours socialiste, l’éthique du «care» s’offre comme une alternative à deux représentations réductrices de l’individu et de la société: contre la fiction de l’individu autonome et du self-made man, cette nouvelle pensée souligne les interdépendances qui lient entre eux les individus du sommet et de la base de la pyramide sociale; à l’idée d’une solidarité sociale reliant verticalement les individus à des institutions étatiques, la pensée du «care» ajoute une solidarité horizontale, au sein de la société civile, à travers des relations interpersonnelles. En quoi cette nouvelle représentation de la société peut-elle redéfinir nos politiques et proposer de nouveaux modèles d’aide?
Marie Garrau
Marie Garrau est ancienne élève de l'ENS-LSH et agrégée de philosophie. Actuellement ATER à l'Université Paris Ouest Nanterre, elle termine une thèse consacrée aux usages de la catégorie de vulnérabilité dans la philosophie morale et politique contemporaine. Elle a notamment publié avec A. Le Goff, Care, justice et dépendance. Une introduction aux théories du care, Paris, PUF, 2010.
Fabienne Brugère
Fabienne Brugère est philosophe et enseignante à l’Université Bordeaux III, spécialisée en esthétique, philosophie morale et politique ainsi que sur les théories féministes. Ses recherches portent sur l’esthétique, la philosophie du XVIIIe siècle, l’éthique et la politique du « care ». Elle est aussi Présidente du Conseil du Conseil de développement durable de Bordeaux métropole.
Dessin de presse : le pouvoir de l’art
Par Plantu
Caricatures et planches satiriques constituent une force de conviction non négligeable, malgré l’avènement de la photographie et malgré son apparence dérisoire: art engagé, art de la phrase lapidaire et de l’humour populaire, quelle fonction remplit aujourd’hui le dessin de presse? A la croisée de la politique et de l’art, dans quelle mesure un dessin peut-il rivaliser avec un long discours et influencer l’opinion?
Plantu (Jean Plantureux)
Plantu publie son premier dessin dans Le Monde en 1972 ; Il en illustre quotidiennement la une à partir de 1985. Il collabore ensuite avec le journal Phosphore et publie dès 1991, une page hebdomadaire dans L'Express. La même année, il obtient le « Prix du document rare » au Festival du Scoop d’Angers, pour avoir fait apposer sur le même dessin les signatures de Yasser Arafat et Shimon Pérès. En 2006, Plantu fonde avec Kofi Annan Cartooning for Peace, un grand rassemblement de dessinateurs de presse internationaux.
Satire du pouvoir et pouvoir de la satire
Par Yves Cusset & David Fontaine
Guignols et chansonniers ont-ils remplacé les tribuns? Forment-ils un nouveau parti politique ? L’information aujourd’hui fait un très large emploi de l’humour, devenu un instrument médiatique à part entière. Mais derrière la satire, est-ce l’information qui est recherchée ou n’est-ce pas le rire pour le rire? La satire politique est-elle une information ou un dépit? Un constat d’échec ou un programme ?
Yves Cusset
Agrégé et docteur en philosophie (ENS Ulm), spécialiste de philosophie politique, Yves Cusset a l’originalité d’être à la fois universitaire et comédien. Il mêle donc avec brio la philosophie au théâtre et explore les possibilités qu’a l’expérience théâtrale d’offrir une résonnance inédite à la réflexion philosophique.
David Fontaine
Ancien élève de l'ENS de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie, Lecteur à l'université de Yale puis chargé de cours à l'université de Dijon, il commence un doctorat sur Louis-Ferdinand Céline, puis devient journaliste au Canard enchaîné en 1999, tout en collaborant régulièrement depuis cette date aux Dossiers du Canard.
ll est l'auteur de deux ouvrages : La Poétique : introduction à la théorie générale des formes littéraires, Nathan (puis Armand Colin), "128", 1993, et No Sex Last Year : la vie sans sexe, Arte / Les petits matins, 2006..
Influences réciproques entre médias et société
Par Thierry Pech & François Sergent
Qui contrôle les médias: les politiciens? les journalistes? la société? personne? Intermédiaires nécessaires entre la vie politique et l’opinion publique, les médias ont pour but de développer une vision critique et raisonnée. Mais un soupçon pèse sur eux: ne sont-ils pas un quatrième pouvoir, un pouvoir de l’ombre qui dicte nos voix? Entre information et manipulation, où se situe l’autonomie de l’opinion publique et sa légitimité? Dès lors, est-ce bien la volonté générale qui s’exprime dans les urnes, à l’abri de toute influence?
Thierry Pech
Thierry Pech, normalien de formation, a d’abord été secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice, puis a dirigé la République des Idées et a enfin occupé la fonction de Directeur des Editions du Seuil. Il a aussi été conseiller de la CFDT et membre du Comité de Rédaction de la revue Esprit. Il a notamment publié les Multinationales du Coeur. Depuis octobre 2010, il est Directeur de la Rédaction de Alternatives Economiques.
François Sergent
Diplômé de l’IEP de Paris et titulaire d’un DESS de sciences économie et licence d'histoire, François Sergent travaille pour Libération depuis 1981. Il fut tour à tour journaliste, chef du service Monde, correspondant à Londres et Washington. Il est directeur adjoint de la rédaction de Libération depuis 2007.
Quelle éthique à l’heure de l’oligarchie des experts ?
Par Nicolas Lechopier & Romain Prudent
Que reste t-il aujourd'hui de la posture classique de l'imperméabilité des sciences par rapport aux valeurs ? Si les diverses façons de faire de la science renvoient à des choix de société, quelle éthique sociale de la recherche voulons-nous ? Et comme en retour les savoirs confèrent du pouvoir, de quel poids les experts peuvent-ils légitimement peser dans le débat politique ? Pourquoi et jusqu'où admettre l'ingérence du savant dans les affaires de la cité ? Quelle démocratie des sciences et de l'expertise aujourd'hui ?
Nicolas Lechopier
Docteur en philosophie, maître de conférences à l'Université de Lyon 1, enseignant à la Faculté de Médecine de Lyon Est, chercheur au sein de l'équipe mixte Université Lyon1 - ENS de Lyon intitulée "Sciences et Société : Histoire, Education, Pratiques", Nicolas Lechopier a été cette année lauréat du prix de thèse de la CNIL. Il prépare actuellement un livre sur la recherche en épidémiologie et santé publique face à l’enjeu de la protection des données personnelles.
Romain Prudent
Diplômé d’HEC, Romain Prudent est secrétaire général de Terra Nova. Créé en 2008, ce think tank progressiste rassemble plus de 1000 experts et a pour vocation d'élaborer de nouvelles politiques progressistes. Terra Nova a produit une douzaine de rapports : sur la jeunesse, les retraites, la bioéthique, l'Europe, les nouvelles techniques de campagne électorales, ... et est à l'origine du processus des primaires ouvertes.
Pôle « Médias »
Satire du pouvoir et pouvoir de la satire
Influences réciproques entre médias et société
Dessin de presse : le pouvoir de l’art
Pôle « Institutions »
L’autonomie à la lumière de l’éthique du Care : critique et recomposition
Quelle éthique à l’heure de l’oligarchie des experts ?
Crise économique ou crise politique ?
Pôle « Réalité, Virtualité »
La preuve par l’image : objectivité ou interprétation ?
Peut-on encore être heureux dans la société numérique ?
La technologie nous fait-elle perdre le sens des réalités ?
Pôle « Identités »
L’homme de demain a-t-il un sexe ?
Dans un contexte humanitaire, jusqu’où peut aller la responsabilité de protéger ?
Revoir les conférences de l'édition 2010 "Pensez critique !"
L'alternative sociale en politique, pourquoi, comment ?
Par Jean-François Kahn
L’auteur d’Où va-t-on ? Comment on y va... (2008) et de L’alternative. Oui, c’est possible ! reviendra sur les raisons qui ont motivé son choix d’une voix nouvelle en politique. Pourquoi dans le contexte actuel, une telle initiative est-elle nécessaire ? Quelles formes peut-elle prendre ? Quel visage voulons-nous donner dès aujourd’hui à la politique de demain ?
Jean-François Kahn
Journaliste et essayiste, chroniqueur sur Europe 1 et créateur de L’évènement du jeudi, il a dirigé jusqu’en 2007 l’hebdomadaire Marianne.
Elu au Parlement européen sur la liste du MoDem en 2008, il fonde en 2009 le CRRÉA (Centre de Réflexion et de Recherche pour l’Élaboration d’Alternatives).
L'Europe : au carrefour des différences culturelles
Par Thierry Cornillet
Le continent européen s’est forgé en grande partie à partir d’Etats-nations, qui ont mis en exergue leurs spécificités et leurs différences. Depuis cinquante ans, ce continent est entraîné par l’aventure de l’Union européenne, où les dénominateurs communs économiques et les migrations de populations ne manquent pas d’avoir des répercussions sociales et sociétales. Comment gérer aujourd’hui les différences culturelles entre les peuples ? Doit on s’orienter vers une uniformisation des valeurs à travers la définition d’un socle commun ? Le peut-on seulement ? La place de la femme, de la religion, ou encore du rôle de l’Etat dans la société, les valeurs de travail, de solidarité ou de laïcité, sont autant de questions qui font aujourd’hui débat en Europe sans que des réponses consensuelles puissent être apportées.
Thierry Cornillet
Après son élection au Parlement européen en 1999, M. Cornillet s'est inscrit à la commission des libertés et des droits des citoyens, de la
justice et des affaires intérieures afin de travailler plus spécifiquement sur la question des droits fondamentaux et des Droits de l'Homme.
Très actif au sein de cette commission, il a eu l'honneur d'être nommé membre de la Convention mise en place pour élaborer la Charte européenne des
droits fondamentaux.
Poursuivant ses travaux, M. Cornillet a été désigné rapporteur pour le Parlement européen sur les Droits de l'Homme. C'est à ce titre qu'il a
présenté son rapport sur l'état des droits fondamentaux dans l'Union européenne pour l'année 2000. Il représenta également le Parlement européen
lors du congrès Mondial contre la peine de mort qui s'est tenu à Strasbourg en juin 2001.
Actif sur la scène internationale, il a milité pour la libération du journaliste syrien Nizar NAYOUF, qui fut obtenue en février 2001.
M. Cornillet a fait partie de la délégation officielle représentant le parlement européen à la conférence mondiale contre le racisme, la
discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui s'est tenue à DURBAN en Afrique du Sud en septembre 2001.
M. Cornillet a également été Conseiller régional, vice-président de la région Rhône-Alpes.
Quel avenir pour des valeurs universelles dans nos sociétés multiculturelles ?
Par Gabriel Nissim
Alors que l’universalité des Droits de l’Homme ne cesse d’être contestée, doit-on renoncer à vivre selon des valeurs universelles ? De telles valeurs ont-elles encore un rôle à jouer et quelles doivent être leurs limites ? Comment les choisir et comment les transmettre ? Nos sociétés peuvent-elles assumer le défi de la différence dans le respect de la dignité humaine en échappant au communautarisme et à l’assimilationnisme ?
Gabriel Nissim
Né en 1935 à Florence, en Italie, Gabriel Nissim est entré en 1954 dans l’Ordre des dominicains et y a été ordonné prêtre en 1962. Il est titulaire d’une licence en philosophie, d’une maîtrise en théologie (Facultés du Saulchoir), du diplôme de l’Institut Supérieur de Pastorale catéchétique (Paris) et d’un doctorat sur les langues africaines (EHESS, Paris).
Il vit durant sept ans au Cameroun, où il se consacre à la catéchèse des adolescents, à des émissions de radio et à l’enseignement d’une langue africaine à l’Université de Yaoundé.
Revenu en France, il est de 1976 à 1983 maître des novices de la Province de France des Dominicains. Parallèlement, il est chercheur au Laboratoire des Langues et Civilisations à tradition orale (CNRS).
De 1984 à 1991, il est membre puis producteur responsable de l’émission catholique française de télévision Le Jour du Seigneur, et président de l’Association des producteurs religieux.
En 1992, il participe à la fondation de l’Association Spiritualités Cultures et Société en Europe (ESPACES), où les Dominicains œuvrent à la dimension spirituelle de l’Europe.
Il est depuis 1995 représentant de l’Association Catholique Mondiale pour la Communication (SIGNIS) auprès du Conseil de l’Europe et a publié à ce titre plusieurs textes sur les médias, notamment Médias pour une culture de Paix. Il est expert auprès du Comité épiscopal européen pour les Médias (CEEM).
En 2004, il œuvre à la création de l’Association Démocratie, Construction Européenne et Religions (DECERE), association à vocation européenne commune au diocèse de Strasbourg et à l’Ordre des dominicains.
Il est également depuis 2004 président de la Commission Droits de l’Homme de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales (OING) jouissant du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe.
La place des religions dans nos sociétés modernes
Table ronde animée par Frédéric Lenoir en présence de Jean-Pierre Batut, Mustapha Chérif et Guy Spingarn
Comment les traditions religieuses peuvent-elles parvenir à concilier deux demandes contradictoires qui s'expriment de manière forte aujourd'hui : d'un coté rassurer et conforter des fidèles qui demandent plus d'identité, de tradition, de norme, avec une aspiration souvent de type communautariste, et de l'autre toucher des personnes en marge (et notamment des jeunes) qui cherchent du sens et qui aspirent à une religiosité ouverte et tolérante qui prenne en compte l'évolution moderne des mentalités (émancipation de la femme, dialogue avec las autres religions etc.) ?
Frédéric Lenoir
Philosophe, sociologue et historien des religions. Chercheur associé à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS). Directeur de la rédaction du magazine Le Monde des Religions (bimestriel appartenant au groupe Le Monde), producteur sur France culture de l'émission Les Racines du ciel, auteur d’une trentaine d’ouvrages (essais, encyclopédies, romans), il est également scénariste de bande dessinées et auteur d’une pièce de théâtre. Toutes éditions et tous genres confondus, Frédéric Lenoir a vendu un peu plus de trois millions de livres dans 25 pays.
Mustafa Chérif
Mustapha Cherif est un penseur, aujourd’hui conférencier international. Philosophe, théologien, chercheur en sciences humaines et sociales, en relations internationales et dialogue des cultures. Pluridisciplinaire, Docteur d’Etat ès Lettres en philosophie politique, Docteur en sociologie, diplômé d’études approfondies en histoire et en droit international, il est membre des principaux forums mondiaux de la société civile sur le dialogue interreligieux et des civilisations. Son modèle est l’Emir Abdelkader, figure emblématique de l’amitié et de l’universel. Sa ligne se base sur l’idée de communauté médiane. Son horizon est le vivre ensemble.
Jean-Pierre Batut
Mgr Jean-Pierre Batut est évêque auxiliaire de Lyon. Il est diplômé d'un licence de philosophie, d'un Capes d'allemand et d'un doctorat en histoire des religions de l'Université de Paris Sorbonne. Il est également diplômé d'un doctorat en théologie de l'Institut catholique de Paris. Mgr Jean-Pierre Batut a été ordonné prêtre le 23 juin 1984 pour le diocèse de Paris.
Guy Spingarn
Guy Spingarn est rabbin et aumônier israélite des étudiants de Lyon. Il est également enseignant de talmud et de pensée juive, spécialiste en études bibliques et directeur du Centre d'Etudes et de Réflexion Juives.
Liste des conférences
L'alternative sociale en politique, pourquoi, comment ?
L'Europe : au carrefour des différences culturelles
Quel avenir pour des valeurs universelles dans nos sociétés multiculturelles ?
La place des religions dans nos sociétés modernes

